La France se dote d’une nouvelle stratégie de santé publique face à un fléau largement sous-estimé : les maladies cardio-neurovasculaires, deuxième cause de décès dans le pays avec environ 140 000 morts par an et 1,2 million d’hospitalisations. Une loi promulguée le 27 juillet 2026 a posé le cadre d’une feuille de route nationale 2026-2030, désormais détaillée par le ministère de la Santé.
Portée notamment par le député Yannick Neuder, cette stratégie vise à mieux prévenir, dépister plus tôt et réduire les inégalités territoriales et sociales qui pèsent sur la prise en charge de ces pathologies, premières causes de handicap acquis en France.
Un plan construit autour de cinq axes
La feuille de route s’articule autour de cinq priorités concrètes :
- Une campagne de communication grand public sur les facteurs de santé cardiovasculaire, destinée aussi bien aux patients qu’aux professionnels de santé.
- Une réévaluation des traitements cardiovasculaires chez les personnes âgées et fragiles, pour limiter les prescriptions inadaptées.
- La mise en place de parcours de prévention précoce pour les populations à risque.
- Un renforcement du suivi de la tension artérielle, facteur de risque majeur souvent négligé.
- Une attention particulière portée aux inégalités de santé, avec des programmes ciblés pour les femmes, les publics précaires et les personnes âgées.
Ce que cela change concrètement pour les patients
Le dispositif « Mon bilan prévention », déjà existant, est mis en avant comme porte d’entrée vers ce nouveau parcours : ce bilan de santé gratuit, proposé à certains âges clés de la vie, doit permettre de repérer plus tôt l’hypertension, le diabète ou un excès de cholestérol, avant qu’ils ne dégénèrent en accident cardiaque ou vasculaire cérébral.
L’enjeu dépasse le seul soin : la stratégie insiste aussi sur les environnements de vie favorables à la santé cardiovasculaire, qu’il s’agisse d’alimentation, d’activité physique ou de qualité de l’air. Plusieurs travaux récents ont d’ailleurs souligné le lien entre la hausse de la pratique sportive en France et l’amélioration de certains indicateurs de santé publique.
Pourquoi cette stratégie arrive maintenant
Les maladies cardio-neurovasculaires progressent avec le vieillissement de la population et la persistance de facteurs de risque comme la sédentarité, le tabac ou une alimentation déséquilibrée. Le gouvernement met en avant un objectif de réduction des inégalités de diagnostic et de recherche, les écarts territoriaux restant marqués entre régions pour l’accès au dépistage et aux spécialistes.
Cette feuille de route s’inscrit dans la continuité d’autres campagnes de prévention saisonnière et dans la logique plus large d’un parcours de santé mieux anticipé, plutôt que subi dans l’urgence.
Questions fréquentes
Qui est concerné par cette stratégie nationale ?
L’ensemble de la population est visé, avec une attention renforcée pour les personnes âgées, les publics précaires et les femmes, chez qui les maladies cardiovasculaires restent souvent sous-diagnostiquées.
Qu’est-ce que « Mon bilan prévention » ?
C’est un bilan de santé gratuit, proposé à certains âges de la vie, qui permet de repérer les facteurs de risque cardiovasculaire comme l’hypertension, le diabète ou le cholestérol avant l’apparition de complications.
Sur quelle durée s’étend cette feuille de route ?
La stratégie nationale couvre la période 2026-2030, conformément à la loi promulguée le 27 juillet 2026 qui en fixe le cadre légal.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale