Du 17 au 28 août 2026, la Mongolie accueille à Oulan-Bator la 17ᵉ Conférence des Parties de la Convention des Nations Unies de lutte contre la désertification (COP17 désertification). Sous le thème « Restaurer la terre, restaurer l’espoir », ce sommet réunit des délégations venues des 197 Parties de la Convention, aux côtés de chefs d’État et de gouvernement, de scientifiques, de représentants du secteur privé, de peuples autochtones et de communautés pastorales. L’objectif affiché est clair : accélérer la lutte contre la dégradation des sols, un phénomène qui touche déjà, selon les estimations discutées lors du sommet, entre 40 % et 75 % des terres émergées de la planète.
Un rendez-vous diplomatique consacré à la santé des sols
Pendant deux semaines, les délégations vont enchaîner segment de haut niveau, dialogues ministériels et forums multi-acteurs consacrés à l’intégration entre science et politiques publiques, à l’innovation, aux solutions techniques disponibles et, surtout, au financement de la restauration des terres. Ce dernier point cristallise une bonne part des discussions : les États les plus exposés à la sécheresse réclament des mécanismes de financement plus accessibles pour restaurer les sols dégradés et sécuriser les moyens de subsistance de plus d’un milliard de personnes qui dépendent directement des zones de pâturage à travers le monde. Cette question rejoint les débats plus larges de finance et d’économie internationale, où les instruments de financement climatique occupent une place croissante.
La Mongolie, symbole d’une dégradation accélérée
Le choix de la Mongolie comme pays hôte n’a rien d’anodin. Avec un territoire de 1,56 million de kilomètres carrés, le pays illustre à grande échelle les effets cumulés du surpâturage, du changement climatique et de l’exploitation minière sur les écosystèmes de steppe. Un nouvel Atlas national de la désertification, présenté le 12 août 2026 en amont du sommet, évalue désormais à plus de 80 % la part du territoire mongol affectée par une dégradation des sols à des degrés divers. La conférence se tient par ailleurs en résonance avec l’Année internationale des parcours et des pasteurs (IYRP 2026), qui met en lumière le rôle économique et culturel du pastoralisme extensif dans de nombreuses régions arides du globe.
- 197 Parties représentées, aux côtés d’organisations internationales et d’ONG
- Un Atlas national mongol qui chiffre la dégradation des sols à plus de 80 % du territoire
- Plus d’un milliard de personnes dépendantes des terres de parcours dans le monde
- Un programme structuré autour de la science, du financement et de l’innovation
Le pastoralisme, une réponse plutôt qu’un problème
Longtemps pointé du doigt comme facteur aggravant de la dégradation des sols, le pastoralisme est aujourd’hui présenté par plusieurs instituts de recherche comme une partie de la solution, à condition qu’il soit géré de façon durable. Des travaux présentés en marge de la COP17 insistent sur la capacité des systèmes pastoraux traditionnels à entretenir la fertilité des sols et la biodiversité des écosystèmes de steppe et de savane, lorsque la mobilité des troupeaux et les savoirs locaux sont préservés. Cette approche s’inscrit dans un mouvement plus large de recherche appliquée, à la croisée de l’agronomie, de l’écologie et des sciences et technologies de suivi des sols par satellite, de plus en plus utilisées pour cartographier finement l’avancée de la désertification.
2026, année charnière pour la diplomatie environnementale
La COP17 désertification s’inscrit dans un calendrier particulièrement chargé pour la diplomatie environnementale mondiale. L’année 2026 est en effet marquée par ce que plusieurs observateurs qualifient de « triple COP » : après le rendez-vous mongol consacré aux sols en août, la Conférence des Parties sur la biodiversité se tiendra en Arménie en octobre, avant la COP climat prévue en Turquie en novembre. Cette succession de sommets traduit une volonté, encore fragile, de mieux articuler les réponses apportées à la crise climatique, à l’érosion de la biodiversité et à la dégradation des terres, trois phénomènes étroitement liés sur le terrain. Les enjeux abordés à Oulan-Bator trouvent d’ailleurs un écho direct dans les problématiques d’écologie et de climat déjà bien identifiées par les instances internationales.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la COP17 désertification ?
Il s’agit de la 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies de lutte contre la désertification, un sommet intergouvernemental organisé tous les deux ans pour coordonner les actions mondiales contre la dégradation des sols et la sécheresse.
Pourquoi la Mongolie a-t-elle été choisie comme pays hôte ?
La Mongolie fait partie des pays les plus durement touchés par la dégradation des terres, avec une large part de son territoire affectée selon l’Atlas national de la désertification publié en amont du sommet, ce qui en fait un symbole fort pour ce rendez-vous.
Quel est le lien entre cette conférence et le pastoralisme ?
La COP17 se tient en résonance avec l’Année internationale des parcours et des pasteurs 2026, et met en avant le rôle du pastoralisme durable dans la préservation des sols pour plus d’un milliard de personnes qui en dépendent à travers le monde.
Sources
UNCCD – 17th session of the Conference of the Parties
RTS – La COP17 sur la désertification s’ouvre en Mongolie
Cirad – COP17 désertification : reconnaître le rôle du pastoralisme
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale