En France, la proportion de jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en études — les fameux « NEET » — repart à la hausse. Selon des données publiées début août 2026 par l’Insee, ce chiffre atteint désormais 13,3 % des 15-29 ans, un niveau qui interroge sur la capacité du marché du travail et du système de formation à absorber cette classe d’âge.
Un chiffre en hausse depuis 2022
Après un point bas à 11,8 % en 2022, la part des jeunes NEET est repartie à la hausse pour atteindre 13,3 % au deuxième trimestre 2026, soit une progression de 0,3 point sur un an. Le phénomène concerne aujourd’hui près de 1,5 million de personnes en France. Plusieurs éléments ressortent des données disponibles :
- Une hausse trois fois plus marquée qu’au regard du niveau observé fin 2019 ;
- Une France qui reste au-dessus de la moyenne européenne, fixée à 11,0 % ;
- Un objectif européen à 9 % d’ici 2030, dont la France s’éloigne plutôt qu’elle ne s’en rapproche ;
- Un retard de plus de quatre points par rapport à cette cible, à quatre ans de l’échéance.
Pourquoi ce phénomène progresse-t-il ?
Le statut de NEET ne recouvre pas une réalité unique : il englobe aussi bien des jeunes en recherche d’emploi de longue durée que des personnes en rupture avec le système scolaire ou en délicatesse avec les dispositifs de formation. La conjonction d’un marché du travail plus sélectif pour les profils peu qualifiés et d’un accès inégal aux dispositifs d’accompagnement contribue à alimenter cette trappe à l’exclusion, particulièrement dans certains territoires.
Ce contexte s’inscrit dans une actualité plus large de l’emploi et de la formation en France, où les dispositifs d’insertion professionnelle sont régulièrement questionnés par les acteurs économiques et les pouvoirs publics, y compris sous l’angle de la soutenabilité budgétaire des politiques d’accompagnement.
Un enjeu pour les entreprises aussi
Pour les employeurs, cette situation représente un paradoxe : alors que plusieurs secteurs peinent à recruter, une part croissante de jeunes reste éloignée de l’emploi. Certaines entreprises misent sur des dispositifs internes de formation ou des partenariats avec des structures d’insertion pour aller chercher ces profils autrement invisibles des circuits classiques de recrutement, à travers l’alternance, l’immersion professionnelle ou les clauses d’insertion dans les marchés publics.
Face à l’écart persistant avec l’objectif européen, la question de l’efficacité des politiques publiques de retour à l’emploi et de raccrochage scolaire reste posée pour les prochaines années.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un jeune « NEET » ?
L’acronyme NEET (Not in Education, Employment or Training) désigne les jeunes de 15 à 29 ans qui ne sont ni en emploi, ni scolarisés, ni en formation professionnelle.
Combien de jeunes sont concernés en France en 2026 ?
Selon l’Insee, 13,3 % des 15-29 ans étaient dans cette situation au deuxième trimestre 2026, soit environ 1,5 million de personnes.
La France est-elle proche de l’objectif européen ?
Non : l’Union européenne vise 9 % de NEET d’ici 2030, alors que la France affiche un taux de 13,3 %, soit un retard de plus de quatre points à quatre ans de l’échéance.
Sources
Insee — Part des jeunes ni en emploi, ni en études, ni en formation
75 Secondes — Pourquoi le nombre de jeunes « NEET » réaugmente en France
Europe Business News — NEET France 2026 : 13,3 % des jeunes hors emploi et études
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale